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 Ai Hitoshi. [Fiche complète.]

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MessageSujet: Ai Hitoshi. [Fiche complète.]   Dim 28 Nov - 18:29

Bonjour, bonsoir !

Hitoshi Ai




» with Horikita Maki

Etat Civil


      » 17 ans, 2B.
      » 20 décembre 1993, Tôkyô.
      » Lycéenne.
      » Serveuse dans un restaurant français.
      » Elle n'a aucune idée de ses attirances, n'ayant jamais aimé.
      » Deuxième année.



Mais qui es-tu ?


» Description Physique {4 lignes} :
Hitoshi Ai a des traits fins et réguliers, un teint de lait et une peau douce. Sa peau est à s'y méprendre à celle des jolies poupées que l'on aperçoit dans certaines vitrines tenues par des antiquaires.
La forme de son visage oscille entre ronde et ovale, quoiqu'on la qualifierait plus d'ovale.
Son nez est légèrement épaté, quelque peu droit. Son front est plus haut que bas mais on le dit plutôt « banal » car il n'a rien de caractéristique, rien qui ne saute aux yeux, qui fait que l'on se dise « T'as vu son front ! ».
Ses yeux, eux, sont marron. D'un brun banal, sans particularité. Aussi fluide que l'encre, mouvant, délicat. Mais, détenant, dans le coin des pupilles, des pépites dorées, trace de l'expressivité de ce regard, de sa joie et de sa vie.
Ses yeux apaisent, calment. Ils ne vous veulent aucun mal. Ils sont là pour vous aider. Et vous n'avez pas à les craindre. Ils sont l'eau dans laquelle jamais vous ne vous noierez. Et, comme pour appuyer cette idée, les éclats dorés sommeillant dans le coin des pupilles, protecteurs, rocher à votre portée, pour vous y agripper, dès que vous en avez besoin, où que vous soyez.
Ses sourcils sont brun foncé et épais, voire noirs.
Ses cils sont sombres, courts et tranchants, forteresse autour de ses pupilles, comme pour les protéger ou bien vous rassurer : ici, vous serez en sécurité.
Ses yeux ont une forme tout aussi ovale que son visage, quoiqu'on les dirait volontiers « en amande » également. Des yeux en amande, et ovales. Bridés. Asiatiques.
Son visage est délicat, appliqué, aux traits bien dessinés. Il semble à la fois ne pas pouvoir se couper face à la lame d'un cutter mais être aussi fragile que le verre.
On voudrait toucher la peau à l'allure doucereuse mais on n'ose pas, de peur de briser, s'il s'avérait que ce visage était réellement fragile, la peau, de la fissurer.
L'expression de son visage est douce et joyeuse. Elle met en confiance et détend.
Son visage est doux et serein et il reflète en permanence cette vision de tranquillité. Il n'est pas dur, non, il est agréable.
Elle a des lèvres fines, finement rosées, de couleur incarnat dirait-on, juste assez pour être visibles, juste assez pour ne pas se faire trop remarquer. Elles se redressent très souvent en un sourire ou grandissent pour laisser échapper un doux rire, des mots plaisants, et il n'en sort jamais des vulgarités ou des méchancetés.
Ai mesure un mètre soixante et pèse au plus cinquante-cinq kilos, au moins quarante-huit, généralement.
Elle a une démarche silencieuse et furtive, tel un chat qui se faufile sur ses pattes de velours, avançant délicatement, comme si elle marchait sur des œufs, en silence, toujours, et rapidement. Furtive. Car elle est comme le vent. Elle semble être le vent. Lorsqu'elle passe, c'est un souffle. Ses chevilles se déplient avec la grâce de l'envol d'un cygne, de toute leur beauté et leur délicatesse, et ses pieds se posent sur le sol avec le soin de la marche d'un félin. Elle paraît d'une légèreté telle qu'on se surprend à l'imaginer s'envoler dans le ciel. Il y a quelque chose chez elle qui dégage une aura douce, éthérée, et on la dit aérienne. Aérienne et sylphide, Ai. Elle ne marche pas, elle danse. Ses pas sont ceux d'une danseuse classique, elle a sa grâce et sa fragilité.
Oui, aérienne. Aérienne, Hitoshi Ai.

Les mains de Hitoshi sont aussi blanches que le reste de sa peau, longues et fines, aux ongles plus ou moins longs, parfois vernis, qu'elle laisse de temps à autre pousser, découvrant une carne blanche et solide. Mais qu'elle coupe parfois afin de jouer plus aisément.
Ses doigts sont souples, de jouer depuis plusieurs années du piano.
Ses paumes présentent, légitimement, des lignes courtes, d'autres plus longues, courant sur sa peau, serpents rampants.
Ses mains ont une apparence aussi douce que son visage, mais elles semblent moins fragiles, plus assurées, que sa peau si délicate, si appliquée, qu'on n'ose pas toucher… Et si on la brisait, et si on la salissait ?

Ai a des cheveux noirs, d'un noir d'encre en harmonie avec ses yeux, coupés à hauteur des joues, plus ou moins, et lisses. Ils sont droits, d'une texture douce, légère, et sont épais.
Ils ne forment pas, au contraire de ses cils envers ses yeux, une forteresse autour de son visage, mais sont comme un cadre bien agencé, une parure soyeuse, qui s'assemble joliment avec les autres pièces.
Elle n'y met en général aucun accessoire, si ce n'est qu'elle ne pare sa tête de temps en temps d'un chapeau, préférant leur laisser la liberté de voler au vent comme bon leur semble, bien qu'il soit vrai qu'on puisse y trouver quelques barrettes n'ayant d'utilité que la décoration.

Au niveau des vêtements, elle peut aussi bien mettre un pantalon qu'une jupe, un t-shirt sombre qu'un pull vif, une robe…
Ai s'amuse à coordonner tout, à porter tout, et elle aime ça. Le regard étonné ou outré de certaines personnes la font rire, mais elle arrive à les faire sourire grâce à sa bonne humeur et sa douceur.
Elle ne cherche absolument pas à suivre la mode, et ne cherche pas non plus à reproduire ce que l'on voit partout, désireuse de s'habiller comme elle l'entend, comme elle l'aime, comme cela l'amuse.

» Personnalité
{6 lignes} :
Par un jour de neige, il est possible de rencontrer une jeune fille au sourire sincère, au visage heureux, dansant et tournoyant tel un enfant, riant innocemment, le regard émerveillé. Par un jour de printemps, il est possible de rencontrer une jeune fille au sourire sincère, au visage heureux, dansant et tournoyant tel un enfant, riant innocemment, le regard émerveillé. Par un jour d'automne, il est possible de rencontrer une jeune fille sautillant sur les feuilles, courant dans les bois, humant l'air de la forêt, souriant à la Nature, riant aux oiseaux, le visage heureux, le regard émerveillé. Par un jour d'été, il est possible de rencontrer une jeune fille sautant dans la mer, courant dans le sable, humant l'air marin, souriant à l'Océan, riant aux poissons, le visage heureux, le regard émerveillé. N'importe quel jour, il vous est possible de rencontrer cette jeune fille, heureuse d'être dehors, heureuse d'être libre, sans cesse s'émerveillant, sans cesse courant, sans cesse sautillant.
Ai est vive. Vive, énergique. Elle est en perpétuel mouvement, hormis quand elle lit ou étudie. Toujours partante pour une quelconque activité, elle ne rebute pas face aux courses folles, aux sports en tous genres, aux escapades bohèmes. Ai ira, jusqu'à s'envoler. Elle déploie son énergie comme l'oiseau déploie ses ailes. Elle court comme l'oiseau vole. Infatigable, elle ne dort que les soirs où elle n'est pas à danser. Cependant, Hitoshi-san sait être calme. Elle ne refuse pas quelques instants de repos, à observer les merveilles de la faune et la flore, à lire ou écrire, jouer du piano. Tout autant qu'elle aime l'action, elle aime le silence. Ce silence de la nature, qui fait taire les humains, donne parole à Nature et ses habitants. A chaque saison, Ai s'enchante. Elle admire fleurs et fruits, feuilles roussies et branches dénudées, soleil chaleureux et neige enchanteresse. Il est indéniable : la neige est le temps préféré de la jeune fille. Lorsque les flocons blancs commencent à tournoyer dans les airs, Ai-chan ne reste pas enfermée. Elle sort et virevolte avec les étoiles de givre. Réceptive à la magie de la neige, qui constelle le monde d'innocentes mousses liliales, elle tombe en enfance à chaque ballet immaculé. Et lorsque les danseurs disparaissent, elle va, candide, riant, courant jusqu'à tomber.
C'est une jeune fille joyeuse, à l'attitude aussi frivole que si elle était âgée de cinq ans. Elle s'épanouit comme éclosent les fleurs, et se nourrit du monde comme la flore s'embellit. Aussi fêtarde qu'énergique, Ai aime sortir et s'amuser avec des amis. Il est rare qu'elle refuse d'aller au cinéma, en boîte, à la patinoire, n'importe quel autre endroit, où elle peut rire, dépenser son énergie, être avec des personnes qu'elle aime. Extravertie, elle va vers le monde sans hésitation, est ouverte et tolérante, tout autant que généreuse. Il n'y a pas à douter des capacités d'Ai pour mettre à l'aise les gens : elle engage les conversations sur le fil, que ce soit avec des inconnus ou de très bonnes connaissances. Serviable, elle aide ceux qui ont besoin d'un appui, et ce, pour toute personne. Peut-être cela la perdra-t-il un jour, d'autant qu'elle peut se montrer naïve et enfant, mais en attendant, son exubérance est généralement appréciée et utile.
Elle n'a pas peur des inconnus et ne craint pas non plus l'inconnu : Hitoshi est une voyageuse. Elle aime explorer, découvrir, et n'est pas effrayée par un voyage au bout du monde, où elle ne connaîtrait pas la langue. Débrouillarde, il est certain qu'elle réussirait à s'en sortir. Cependant, Ai a une certaine maladresse, qu'elle tente tant bien que mal de corriger, sans grand succès. Mais cette maladresse est une partie de son charme, d'autant que la jeune japonaise est plutôt charismatique et arrive à bien des choses rien qu'en parlant et souriant aux gens. Sa bonne humeur et son communicatif lui sont porteurs de chance, et clefs pour de multiples portes.
Si Ai a une idée en tête, décidée à faire quelque chose, personne ne l'en fera démordre. Elle est intraitable. Têtue et déterminée, elle ira au bout de tout ce qu'elle entreprend, qu'importent les obstacles, grands ou petits, gros ou maigres. Elle triomphera. Et personne ne pourra la dissuader de ce qu'elle a en tête. Bien qu'impulsive, elle réfléchit toujours à ses projets et si elle s'est dit qu'elle ferait quelque chose, parce qu'elle sait que c'est une bonne chose, elle le fera, en toute conscience de ce qu'elle établit.

Hitoshi-san est ordonnée, ce n'est plus à prouver. Presque maniaque selon certains, chaque chose a sa place. Et chaque chose y est. Propre, rangée. Elle plie tout correctement. Range ses affaires sans problème. Nettoyer ne la dérange pas. Parlant de laver. Elle n'est pas vraiment maniaque. Mais s'il y a quelque chose qui l'agace, ce sont ses mains. Quand elle les sent sales, elle ne peut s'empêcher d'aller les nettoyer dès que possible. Et entre temps, toucher le moins de choses possibles. Personne ne sait d'où vient cette manie de la propreté de ses mains et elle l'ignore également. C'est ainsi. Point.
Dès que quelque chose a changé, Ai est perdue. Il lui faut un peu de temps pour s'habituer au changement. Paradoxalement, elle n'aime pas la monotonie, ne supporte pas qu'une vie soit tracée, fixée, et que plus rien n'y bouge.
Consciencieuse et appliquée, ce qu'elle accomplit, elle l'accomplit correctement. Ne faisant aucune distinction entre ses affaires et celles des autres, si elle doit effectuer une tâche pour autrui, elle l'effectuera avec le même soin que si c'eût été pour elle.
Elle est là pour les autres, et aidera n'importe où, n'importe quand, un ami qui a besoin de secours. A l'écoute, attentive, vous pouvez lui parler pendant des heures de tout et n'importe quoi, si cela vous soulage, elle vous laissera faire. Même, vous encouragera. Ceci dit, elle est aussi respectueuse et si Ai s'aperçoit que vous êtes réticents à déverser tous vos maux en sa présence, elle n'insistera pas, respectera votre silence, et vous changera les idées en vous amusant. Fidèle, elle ne trahit pas. Une promesse est une promesse, Ai y tient. Quand elle promet, n'ayez crainte : soyez certains de sa parole. La jeune fille n'est pas vraiment rancunière, mais elle sera vite blessée si, au contraire, vous n'avez pas maintenu une promesse que vous lui avez faite. Elle n'en dira, n'en montrera rien, mais le retiendra. Et évitera à l'avenir de trop vous dire, de trop vous faire confiance.
A l'écoute pour les autres, elle parle peu d'elle-même. Si elle a un problème, elle le règlera, seule, estimant que l'on n'a pas à s'occuper de sa personne, il y a bien mieux à faire, bien plus important. Ainsi, Ai est discrète sur sa elle-même, et vous ne l'entendrez jamais parler de ses parents. Par ailleurs, elle ne les a jamais véritablement appelés « parents », « maman », « papa »… Ces mots sonnent comme étrangers à son oreille. Elle n'eut que très peu à parler à ses géniteurs, aussi ne les appela-t-elle que rarement.
Hitoshi-chan ne se met pas souvent en colère. Elle se fâche, s'agace, boude, mais ne se met pas en colère. Beaucoup de choses peuvent l'agacer, parce que le moindre changement dans ses rangements la contrarie, parce qu'un changement de dernière minute la contrarie – tout autant qu'elle appréciera, que tant et tant de choses peuvent la contrarier. Mais la colère, non. D'autant qu'elle ne reste pas fâchée, agacée, contrariée, longtemps. Certaines situations sont assurées de développer sa fureur. Si quelqu'un s'en prend à un ami, ne comptez pas sur Ai pour l'indifférence. Elle ne craint pas les menaces, les coups, si la défense d'un ami en dépend. Elle l'aidera, corps et âme. Ses yeux flamboieront et, alors, sa voix s'élèvera. Aussi tranchante qu'un couperet, elle insinuera chaque mot en l'individu, pour les ancrer éternellement. La pratique du théâtre a beaucoup aidé Ai. Au détriment des individus présomptueux qui croyaient que par des mots sur un bout de papier ils allaient l'effrayer.
Rêveuse, elle se détache parfois des conversations dans lesquelles elle s'ennuie, créant des histoires, personnages, situations ou bien pensant à ce qu'elle doit faire. Elle se détache de temps en temps de la réalité pour partir dans diverses fictions, cela l'apaise.
Elle est extrêmement patiente et peut attendre, des années durant, quelque chose. Ponctuelle, elle ne supporte pas être en retard et cette idée l'angoisse. D'ailleurs, elle a l'incroyable capacité de s'angoisser. Pour tout. Et rien, également. Elle peut se mettre à réfléchir à quelque chose, se poser des questions, et au final tant s'en poser, qu'elle hésitera, puis s'angoissera. Parfois même, elle peut en venir à se rétracter par trop d'inquiétudes. Mais, courageuse et déterminée, elle finira par trouver un moyen sûr. Rien ne garantit cependant qu'il ne soit pas tiré par les cheveux.

Ai aime lire. Qu'importe le genre, la longueur, du moment que l'histoire et l'écriture de l'auteur lui plaisent. Elle dévore des romans sans limite, peut passer une nuit à en lire. Dusse-t-elle faire une nuit blanche. Si l'histoire lui plaît, elle lira.
Tout autant que lire, elle aime écrire, et a des tas de feuilles, de carnets, dans lesquels traînent diverses nouvelles, extraits, débuts d'histoires, phrases…
Outre ces deux activités, elle aime le piano, la musique, qu'elle a surtout pratiqué grâce au club de musique du collège et l'aide de Sora. Elle a aussi découvert le théâtre et c'est quelque chose qu'elle aime faire, s'y investissant sans problème, préférant le théâtre occidental à celui asiatique, y trouvant plus de liberté. Au théâtre, Ai s'investit totalement, et c'en est de même dans la vie. Elle s'implique, entièrement, dans tout ce qu'elle réalise, comme si le fil de sa vie était un plateau de théâtre.
Ai aime se promener. Dans les rues, dans les campagnes. Elle aime marcher, tranquillement, sans but précis, errer, observer. Et, évidemment : Hitoshi-san aime la neige.
Courir, tomber dans l'herbe, rire, sentir le vent. Le ciel. Tant d'autres choses qu'elle apprécie fortement.
Elle aime aussi étudier, particulièrement les langues. Elle se dit qu'une bonne connaissance de diverses langues peut l'aider dans son ambition, pour être hôtesse de l'air, et elle tente d'en apprendre plusieurs. Ainsi, en plus de l'anglais, Ai étudie seule l'italien, et pense aussi apprendre le français.
Quant à ce qu'elle n'aime pas… La trahison. Les promesses non tenues. Qu'on murmure à son oreille. Oui, voilà. Qu'on murmure à son oreille. Elle ne supporte pas cela. Cela lui rappelle le souffle du malaise, qu'elle avait l'impression d'entendre, comme s'il lui chuchotait quelques mots. Alors, elle ne supporte pas cela. Et puis, Ai est chatouilleuse. Un simple effleurement peut la chatouiller. Elle est extrêmement sensible au toucher –quoi qu'elle puisse être très tactile selon les personnes.
Elle a peur des apidés, ces atroces petites bêtes jaunes rayées de noirs, qui piquent, fortement... Vous voyez ? Oh, oui. Il ne faut pas bouger lorsqu'elles sont dans les parages. Mais, c'est plus fort qu'elle. Elle crie. Se mord les lèvres. Et part, loin, très, très, loin. Il lui arrive même de quitter un endroit, peu importe avec qui et où elle était, si l'un de ces insectes reste trop longtemps. C'est plus fort qu'elle, je l'ai déjà dit.
Elle hait le murmure. Elle hait l'expression de ses parents. Elle hait leur façon d'exister. Elle hait leur raison d'exister.

» Deux adjectifs résumant votre personnage : Joyeuse et sincère.

» Histoire
{18 lignes} :
C'était un jour d'hiver, il neigeait et les flocons tournoyaient, se déposant avec leur infinie délicatesse sur le sol. Les rues étaient blanches, les branches dénudées des arbres se vêtaient de cette fine couverture liliale, l'herbe se parait d'une robe immaculée. C'était un jour d'hiver, Yue et Masaie marchaient. C'était un jour d'hiver, ils venaient de se rencontrer. Timidement, leurs pas s'ancraient dans la poudre glacée, timidement, leur marche s'élevait, timidement, leurs têtes se levaient, timidement, ils s'observaient. Timidement, ils se rencontrèrent. C'était un jour d'hiver, un jour blanc, un jour de calme et de sérénité, un jour de neige.
Ils s'étaient rencontrés, ils s'étaient abordés, ils avaient marché ensemble, ils avaient parlé ensemble. Un jour, ils s'étaient mariés. Eux, les adolescents de ce jour d'hiver, eux, les étudiants d'une vie future. Yue Daito et Masaie Hitoshi s'étaient mariés à vingt et un ans, s'étaient connus à dix-sept ans. Ils ne s'étaient jamais quittés, malgré tout ce qu'il y avait eu, ils étaient restés ensemble, unis, par ce jour d'hiver, par cette neige virevoltant.
Ils ne savaient pas s'ils l'avaient voulu. Ils ne savaient plus s'ils s'aimaient. Mais, ils savaient. Ils savaient qu'ils devaient se marier, parce qu'ils n'étaient pas riches, parce qu'ils n'étaient plus seuls, parce que ça aurait été honteux, parce qu'ils devaient, désormais, rester ensemble, sans jamais se quitter. Ils l'avaient su, ils l'avaient toujours su, parce que la neige ce jour-là tournoyait autour d'eux, parce qu'ils étaient entre deux arbres, parce que tout était calme, parce que leur marche était timide, parce qu'ils n'auraient jamais pu s'ignorer. Yue et Masaie étaient mariés, Yue et Masaie s'aimaient peut-être, Yue et Masaie n'étaient plus seuls. C'était un appartement, un appartement à Tôkyô, dans lequel ils vivaient, un appartement clair et chaleureux, un appartement vide et étriqué, leur appartement d'époux, leur appartement de pauvres, leur appartement pour eux, pour leur solitude terminée. Parce qu'Ai naquit, leur solitude était terminée. Parce qu'Ai naquit, ils s'étaient mariés. Parce qu'Ai était née, ils devaient s'aimer.
C'était un jour d'hiver, il neigeait et les flocons tournoyaient, se déposant avec leur infinie délicatesse sur le sol. Les rues étaient blanches, les branches dénudées des arbres se vêtaient de cette fine couverture liliale, l'herbe se parait d'une robe immaculée. C'était un jour d'hiver, Ai venait de naître. C'était un jour d'hiver, elle rompait leur solitude. En ce vingt décembre mille neuf cent quatre-vingt treize, Ai regardait avec ses yeux noirs les visages de ses parents.

Il y avait toujours eu ce malaise. Toute son enfance, elle n'avait jamais senti autre chose que cela. Ce malaise, permanent, qui flottait dans l'air. Cette mélodie insaisissable, inaccessible, impénétrable. Ce murmure éternel, qui se glissait dans chaque coin, chuchotant à vos oreilles. A chaque fois qu'elle rentrait, il l'accueillait. C'était une enveloppe qui progressivement l'entourait, comme une couverture l'aurait réchauffée. Il la saisissait et ne la quittait plus, dès lors qu'elle était dans l'appartement. Elle n'avait jamais compris d'où il venait, pourquoi il était là. Mais il existait. Indéniablement, il existait. Ce malaise permanent, s'insinuant partout. Circulant, à jamais, pour toujours.
Elle se souvenait de ses premières vacances. Elle n'avait que sept ans lorsqu'elle et ses parents partirent loin pour la première fois. Ils étaient sur l'île d'Amami, toujours au Japon, dans une maison louée pour l'occasion. La route seule séparait l'habitation de la plage. Et la barricade, entourant l'étendue de sable, évidemment. Elle se souvenait avoir nagé dans la mer, se souvenait du pont implanté dans la mer, du bruit des voitures au-dessus, des rochers, de l'allée bordée d'arbres, des plaines, de la ville, du parfum d'Amami. Et du malaise, toujours. Auparavant, elle pensait que c'était uniquement dans l'appartement, puisque, dehors, il n'y avait plus ce malaise. Mais même dans la maison d'Amami, le malaise y était. Il les avait poursuivis, elle, Yue et Masaie. A la plage, il n'y était pas. Le vent devait le faire fuir. L'air était plus puissant que son murmure. C'était ce qu'elle s'était dit.
Aller à l'école, Ai aimait ça, parce que là-bas, il n'y avait pas ce murmure, là-bas, elle se sentait libérée d'un poids, très lourd, bien qu'invisible et indécelable. Elle travaillait bien, et aimait ça. Travailler chez elle, lui faisait oublier le murmure. Elle se concentrait sur ses leçons et alors le murmure n'était presque plus là. Comme si, le temps d'apprendre, il disparaissait. Ainsi, Ai travaillait. Dès qu'elle rentrait, elle étudiait. Le poids impalpable s'allégeait, elle osait même virevolter, tels les flocons d'un jour de neige.
C'était toujours calme dans l'appartement, il n'y avait jamais de cri. Yue et Masaie ne criaient jamais. Ne la grondaient jamais. Non, c'était calme, toujours, éternellement, calme. Il y avait les chuchotements et les mots bas, il y avait les regards et les sourires, il y avait les échanges et les silences, mais il n'y avait ni cri, ni sermon, ni hurlement, ni réprimande. Tout était calme, tout était toujours calme, chez les Hitoshi.

Ai était une fillette silencieuse et tranquille. Elle était sage et écoutait. Elle parlait peu mais suivait. Elle entendait et réagissait. Elle comprenait mais ne se manifestait pas. Elle travaillait bien, Ai, et on ne lui reprochait rien, si ce n'etait qu'elle ne parlait pas suffisamment. Mais à la maison tout était placide, à la maison on discutait à peine, à la maison elle restait dans sa chambre et Yue et Masaie restaient dans la leur. Alors, Ai ne parlait guère, parce qu'elle ne savait pas vraiment parler, puisqu'elle n'osait pas s'exprimer, l'oral était une notion abstraite pour elle, jeune ingénue quiète. Ce n'est qu'en fin de « primaire » qu'Ai se noua d'amitié pour la première fois. Auparavant... oh ! elle échangeait avec les autres. Mais elle restait seule. Elle ne parlait pas assez et ne comprenait pas les jeux, disaient les enfants. Comment aurait-elle pu ? Ai ne savait pas jouer. Personne ne montrait à Ai comment il fallait jouer. Alors, Ai ne savait pas. Par conséquent, ce ne fut que lorsque le plaisir des jeux s'atténua que la jeune japonaise put côtoyer plus souvent ses camarades, c'est ainsi qu'elle rencontra Chihiro. Chihiro était un garçon venant de Shikoku, il venait de déménager avec ses parents parce que son père avait réussi à trouver un meilleur travail à Tôkyô. Chihiro était vif, plutôt sauvage selon certains, la vérité était qu'il aimait courir, bondir, s'élancer, que rester en place ne lui tenait pas à cœur. A son contact, Ai commença à sortir de sa léthargie, contrainte par son ami à bouger bien plus qu'elle ne le faisait avant. Elle ne parla pas plus pour autant, du moins, pas comme les professeurs l'avaient espéré, puisque Chihiro agissait plus qu'il ne communiquait.
Ai allait souvent chez lui. Elle aimaitbien y aller, parce que chez le jeune de Shikoku, il n'y avait pas le murmure. Elle ne ressentait aucun malaise en allant dans son appartement, qu'il trouvait bien étroit en comparaison à la maison où il habitait précédemment. Elle, se sentait bien chez le garçon. Ils y passaient leur dimanche, ainsi qu'à observer des livres d'images d'ailleurs, se balader dans les rues, courir dans les parcs, se battre, parler, regarder les nuages. Ces journées étaient pétillantes, de temps en temps surprenantes, mais, tranquilles, malgré tout. Une routine avait fini par s'installer au fil du temps, alors, dès qu'ils trouvaient que le rythme devenait répétitif, ils changeaient tout, s'occupaient autrement, à d'autres moments, d'autres façons. C'était une amitié banale, une pauvre amitié.
En entrant au « collège », Ai s'inscrivit au club de musique, apprenant à jouer du piano, et à celui de théâtre. Elle s'y plut. Chihiro quant à lui s'était inscrit au club de sport.
Ils étaient dans la même classe et s'appréciaient toujours. Rien n'avait changé, ni en Ai, ni en Chihiro, si ce n'est qu'ils étaient plus lucides. Ai continuait de travailler, mais elle avait découvert que lire l'embarquait dans d'autres mondes, d'autres univers, d'autres histoires, et que de cette façon, elle oubliait également le murmure. Alors, elle lisait, bien plus. Après la lecture, elle s'était essayée à l'écriture, et écrire la libérait, faisait souffler un vent bienfaisant autour d'elle, effarouchant le murmure qu'elle ne percevait que peu dans ces moments. Retranchée entre études, lecture et écriture, elle ne parlait pas plus.
Les après-midi chez Chihiro se poursuivaient, ils s'amusaient, continuellement.
Il n'y avait rien, non, rien qui n'ait changé. Pourtant, le murmure se propagea jusqu'au jeune garçon.
C'était un jeudi, Ai arriva à l'école. Elle alla voir Chihiro, mais celui-ci ne lui adressa pas le moindre regard. Il riait, avec d'autres personnes. Ces mêmes personnes, qu'elle connaissait depuis la primaire, sans jamais leur avoir vraiment parlé. Elle alla en classe sans mot dire, il ne s'assit pas à ses côtés. Lors de la pause, la jeune Hitoshi s'approcha de nouveau de son ami, lorsqu'il était seul. Il se retourna. Mais sur son visage, ses lèvres s'étiraient monstrueusement, en une expression dédaigneuse et malicieuse, ironique et mauvaise. Surprise, Ai avait reculé. Il s'était mis à rire, un rire moqueur, non pas froid, mais désagréable, comme des allitérations perpétuelles en « R ». Et alors, il avait fixé ses yeux dans les siens, et, de cette voix désormais coupante, avait déclaré :

« Tu n'es, Ai, qu'une petite profiteuse. Une pauvre profiteuse, une profiteuse pauvre. Ose, Ai, ose me parler une fois encore, et ta vie deviendra un Enfer. Oui, un Enfer. Et je multiplierai ces Enfers jusqu'à ce que tu comprennes, jusqu'à ce que tu souffres tellement que la mort te soit préférable, jusqu'à ce que tu souffres de ne pouvoir mourir et je continuerai, plus fort, afin que la mort ne t'apparaisse plus comme une issue, jusqu'à ce qu'il n'y ait plus aucune issue. Ose, Ai, et je te ferai souffrir. Ne te prétends plus mon amie, Hitoshi, puisque tu n'as jamais voulu l'être. Puisque ce qui t'importe, c'est la richesse. Puisque ce qui t'importe, c'est la possession. Ne prononce plus le mot « ami » devant moi, je n'ai été qu'un pantin dont tu as profité. Désormais, c'est terminé, Hitoshi. Et je détruirai tes illusions, tu verras, oui, tu verras, que tu n'es pas la puissante que tu penses être. Être ou ne pas être, Hitoshi : la réponse est évidente. »

Ces mots assassins s'étaient enfoncés dans l'âme d'Ai, ils l'avaient blessée un peu plus au fur et à mesure, comme un couteau la tailladant, comme un poignard la tranchant, comme des balles de plomb la transperçant. De ce qui lui restait de raison, elle avait chuchoté, ébahie :

« Qu'ai-je fait, Chihiro ?
— M'as-tu une seule fois invité chez toi, Hitoshi ? Ne m'appelle plus Chihiro. Je n'ai plus de lien avec toi. Je suis Hashimoto. Mais, tu n'auras pas à te servir de mon nom. Il est entendu que tu ne me parleras plus, n'est-ce pas, Hitoshi ? »

Sur ces paroles, le garçon était parti, laissant la Nippone seule, sans réponse. Elle ne comprenait pas pourquoi, tout à coup, il ne voulait plus lui parler. Elle ne comprenait pas ses reproches. Elle l'avait toujours estimé comme un ami. Elle n'avait jamais voulu profiter de lui, ni de qui que ce soit. Elle avait toujours été aussi sincère qu'elle le pouvait. Et, surtout… Ces menaces. Ces terribles menaces. Avant ce jour, elle n'y aurait pas cru. Mais ses lèvres si déformées peu avant… Elle eut peur. Subitement, la crainte l'envahit. Qu'avait-elle fait de mal ? Qu'avait-elle dit ? Et, que voulait dire cette phrase ? « M'as-tu une seule fois invité chez toi, Hitoshi ? » Non, elle ne l'avait jamais fait. Mais Ai était effrayée. Elle n'avait jamais demandé à Chihiro de venir chez elle, parce qu'elle appréhendait. Appréhendait qu'il sente lui aussi le murmure. Appréhendait que le murmure fasse fuir le Japonais. Appréhendait tant encore à cause de ce murmure, que jamais elle ne demandait à quelqu'un d'entrer dans son appartement. D'ailleurs, personne n'y venait. Il n'y avait là-bas qu'elle, Yue et Masaie.

Au collège, l'ambiance autrefois calme se transforma dès le lendemain. Le vendredi, rien n'était pareil. Lorsqu'elle salua ses camarades, personne ne répondit. Le midi, lorsqu'elle voulut s'asseoir, les chaises n'étaient pas libres. Lorsque enfin, elle trouva une place, une fille de sa classe retira la chaise et Ai manqua tomber par terre. Elle se rattrapa de justesse à la table, mais sa boîte à bentô était tombée, s'était ouverte. Sa nourriture s'était déversée sur le sol, elle ne pouvait plus manger. L'après-midi, lorsque les professeurs avaient le dos tourné, ses camarades la brimaient, jetant des bouts de papier en sa direction. Mais, ce n'était rien.
Les jours suivants, Ai fut poussée dans les couloirs, dénoncée pour des méfaits qu'elle n'avait pas commis, insultée, méprisée. Tout cela, en ignorant les raisons de ce rejet soudain.
Ai aurait pu partir de l'école, Ai aurait pu se plaindre, Ai aurait pu en parler avec Yue et Masaie, Ai aurait pu se rapprocher des élèves des autres classes qui ne lui faisaient rien, Ai aurait pu. Mais elle ne faisait rien. Elle restait seule, supportant cela. Et, après tout, ce n'était rien. Ils ne la blessaient pas.
Un soir de mai, ils la poursuivirent. A travers les rues de Tôkyô, ils la pourchassèrent. Elle se réfugia dans un coin isolé. Mais alors, se tenait devant elle un étudiant. Il était grand. Japonais, oui. Mais il avait cet air si froid et impénétrable qu'il la terrorisa. Il la regardait, de cette expression lointaine. A son étonnement, et tout d'abord incompréhension, il tendit sa main vers elle, jeune fille effarouchée. Souriant doucement, son regard eut une lueur amusée. Tremblante, elle avança sa main. Il la prit, la releva. Lui demanda ce qu'elle faisait là, comme une biche apeurée.

« Mes… Mes camarades…
— Tes camarades ?
— Ils vont arriver. Il ne faut pas qu'ils me voient !
— Et s'ils te voient ?
— Je ne sais pas… »

La légère crainte dans sa voix sembla amuser d'autant plus le jeune homme. Il l'entraîna sans qu'elle ait pu protester et bientôt ils furent loin, loin de l'endroit, loin de ses camarades.
Ce jeune homme était Tomoe Sora. Il était dans un lycée de la ville, avait seize ans. Il parlait peu, ne souriait pas souvent, sauf ironiquement, était extrêmement calme, c'est ce que, plus tard, elle découvrit. Ce jour où, en quelque sorte, il la sauva, il lui demanda de lui expliquer, si elle le voulait, ce qui s'était passé. Alors, Ai avait parlé. Il l'avait écoutée, sans l'interrompre. Quand elle eut fini, il l'avait regardée, de son visage, non pas froid, mais doté d'une certaine douceur, une douceur semblable à la neige, une douceur froide mais merveilleuse, unique. Il l'avait regardée ainsi, elle s'était levée, était rentrée chez elle. Et, chez elle, elle avait souri, s'était sentie soulagée, avait lu, balayé le murmure.
Ce n'est que deux mois plus tard qu'elle l'avait croisé de nouveau. Elle ne l'avait jamais remercié. Alors, Hitoshi-san l'avait abordé. Elle s'était présentée, lui avait expliqué qui elle était. Puis, l'avait remercié. Il avait eu cette lueur ironique, qui souvent le traversait, en l'entendant et Ai avait même cru qu'il allait rire. Mais Tomoe Sora ne riait pas. Elle l'avait invité à boire du thé pour le remercier, et le lycéen avait accepté, la surprenant. Ils étaient donc allés boire du thé. Il avait pris un thé noir aux épices, elle avait pris un thé vert aux fleurs de cerisier.
Ils n'avaient pas beaucoup parlé. Pourtant, lorsqu'une troisième fois ils s'étaient croisés, deux semaines plus tard, le jeune homme l'avait saluée, et ils avaient passé une heure ensemble. Après cette rencontre, ils s'étaient revus. Et, grâce à Tomoe-san, Ai-chan arrivait à supporter le collège. D'ailleurs, voyant qu'elle ne se plaignait pas, ses camarades finirent, progressivement, après avoir augmenté leurs attaques, par ne plus embêter la jeune fille. Ils la laissèrent tranquille, ne s'occupant plus d'elle. De son côté, Hitoshi se nouait de plus en plus avec Tomoe, et bientôt ils s'appelèrent par leur prénom. Sora était plus qu'un ami, bien autre chose qu'un petit-ami. Il était un grand frère, un sempai, un protecteur. Elle l'appelait Oniisan, il l'appelait Imoto. Avec Sora, Ai s'épanouissait. Elle lui parlait, il lui faisait découvrir des choses, elle riait, et parvenait même à le faire sourire.
Un jour de neige, elle l'entraîna, le prit par les mains, et ils tournoyèrent sous les flocons virevoltant. Ils tournoyaient, elle riait, il souriait. La neige déposait dans leurs cheveux des étoiles gelées, parait leurs vêtements d'une délicate pellicule blanche, tapissait mollement le sol. Le visage vers le ciel, elle admirait la mousse froide exercer sa gracieuse danse, chaque membre du ballet tourbillonnant élégamment, comme personne ne savait le faire. Et les danseurs, harmonieusement, se déposaient jusque leurs pieds, de toute leur légèreté. Alors son visage s'illuminait d'un sourire d'enfant, éclairant son visage d'une douceur extrême, et Sora étirait ses lèvres, et ses lèvres se courbaient calmement, et dans ses yeux flottaient des lueurs bienveillantes, et Sora aussi souriait. Il souriait doucement, de cette bienveillance des protecteurs, qui connaissent la vie, mais la dissimulent, quelques instants, aux innocentes personnes. Un jour de neige, Ai et Sora tournoyèrent sous les flocons, heureux et paisibles, ils avaient souri. Un jour de neige, la magie des étoiles gelées avait enveloppé Ai et Sora.

Le murmure était là. Le murmure était toujours là. Le murmure ne la quittait jamais. Dehors, elle savait qu'il était là. Tapis, caché, mais présent. Il l'attendait, pour la happer dès qu'elle rentrerait. Ce souffle incommodant qui perpétuellement l'étreignait lorsqu'elle ouvrait la porte de l'appartement, il n'avait jamais faibli. Jamais, depuis qu'elle était née. C'était ce malaise impérissable qu'elle ressentait à chaque seconde. Ce malaise constant et indéfinissable. Ce malaise inexplicable. Là, présent. Elle redoutait, qu'à force de tant l'enserrer, il ne finisse par s'insinuer en elle. C'était sa crainte, plus que toute autre chose. Car alors, elle ne pourrait s'en défaire. Partie intégrante d'elle, elle ne serait jamais à l'aise.
Ai aimait être avec Sora. Avec Sora, il n'y avait jamais le murmure. Avec Sora, elle était joyeuse. Elle souriait et était vive, et elle s'efforçait de toujours l'être, parce qu'ainsi elle parvenait à faire sourire le jeune homme, et elle y tenait. Le voir sourire. Elle ignorait tout de sa vie. Ignorait pourquoi était-il si froid et lointain. Ignorait pourquoi il ne souriait pas. Mais elle voulait lui donner de la chaleur, elle voulait lui faire connaître l'allégresse et la joie, elle voulait que ses lèvres s'étirent en un sourire, elle osait même espérer le faire rire. Sora, malgré sa froideur et son lointain, était attentionné. Il était là, comme personne ne l'était. Elle avait, grâce à lui, découvert des tas de choses. Il lui apprenait de tout. Grâce à lui, elle était devenue plus forte. Elle avait elle-même brisé sa bulle de verre, en était sortie, avait regardé dans les yeux les autres, et avait existé. Autrefois ignorée, subitement brimée, de nouveau ignorée, elle avait posé le pied par terre, avancé le suivant, et s'était élancée, fièrement, lumineuse par son sourire, vive par son regard et indéniablement présente. Grâce à Sora, elle n'était plus la créature totalement ingénue. Elle n'était plus l'être chétif. Elle n'était plus apeurée. Et désormais, elle osait se manifester. Tout cela, grâce à Sora. Alors, en échange, elle montrait au lycéen les ingénuités encore existantes du monde, les futilités qui apportaient le bonheur, le prenait par la main et l'entraînait dans un univers resté candide, réchauffait les montagnes de glace qui l'abritaient, pour qu'il ressente, juste quelques fois, la naïveté. Lui, si sérieux, si mature, trop mature, s'adoucissait pour quelques heures. Et dans ces moments, le murmure n'était pas là.
Sora jouait du piano depuis ses cinq ans. Il l'aidait à se perfectionner. Il lui avait aussi enseigné quelques techniques de sports de combat, afin qu'elle puisse se défendre. « Si je ne suis pas là. », avait-il dit. Elle avait souri. Il l'avait regardée, de son air moqueur, sourire en coin. Puis l'avait attaquée, subitement. Et elle était tombée. Ai avait ri. Sora avait étiré ses lèvres, et, ce jour-là, c'était comme s'il avait ri. Parce que son sourire était plus grand, parce qu'il n'était pas resté silencieux, que ses yeux s'étaient plissés. Oui, c'était le rire de Sora. Elle en était sûre. Ce jour-là, Sora avait ri.

Elle ne l'avait jamais vu. Peut-être n'avait-elle jamais voulu le voir. Mais elle en doutait. Elle n'y croyait pas, même en formulant cette hypothèse. Non, elle ne l'avait jamais vu, c'était tout. Jamais elle n'avait remarqué. Peut-être était-ce trop évident. Mais, à ça non plus, elle ne croyait pas. Elle ne l'avait jamais vu, parce qu'il n'y avait rien à voir. Il n'y avait pas à deviner cela, parce que ce devait être normal. Pourtant, c'était excessif. Mais ce trop était resté invisible à ses yeux. Elle n'y avait jamais fait attention, parce qu'on n'avait jamais fait attention à qui que ce soit.
Le malaise.
Elle savait. Elle savait pourquoi il y avait ce malaise. Un soir, elle avait passé la journée avec Sora et venait de rentrer. Cette journée avait été agréable. Il n'y avait pas eu le malaise de toute la journée. Sora était là. Mais ce soir-là, elle était rentrée. Ce soir-là, rien n'avait changé. Tout était comme d'habitude. Non, vraiment. Il n'y avait rien de particulier. Pourtant, ce soir-là, elle avait compris. En rentrant, le murmure s'était emparé d'elle. Il le faisait toujours. A la seconde où elle ouvrait la porte, il l'entourait sauvagement. Elle avait fermé la porte comme elle le faisait toujours. Elle était allée dans sa chambre comme elle le faisait toujours. Elle avait travaillé, étudié, lu, écrit, réduisant le murmure à une brise, comme elle le faisait toujours. Lorsque le repas fut prêt, elle était allée s'asseoir auprès de Yue et Masaie, comme elle le faisait toujours. Elle, en face d'eux, comme elle le faisait toujours. Elle avait commencé à manger, comme elle le faisait toujours. Et il n'y eut rien, non, rien, absolument rien, qui perturba leur soirée. Elle ne sait pourquoi ce soir-là, elle comprit. Peut-être était-ce parce qu'elle avait passé la journée avec Sora, et que les journées avec Sora n'étaient pas comme les autres. Mais elle le sait. C'était ce soir-là.
Ils mangeaient tous les trois. Eux, se parlaient. Elle, restait silencieuse. Ils se regardaient. Se souriaient. Elle avait parlé. Ce qu'elle avait dit ? Elle ne le savait plus. Mais elle avait parlé. Ils s'étaient regardés. S'étaient souri. Avaient tourné leurs têtes vers elle. Yue avait répondu brièvement mais efficacement en souriant. Puis ils s'étaient de nouveau regardés. Avaient continué à parler.
C'était à ce moment, qu'elle avait compris. Dans leurs regards, il y avait de la gêne. Elle les avait gênés en parlant. Elle les gênait. Depuis toujours, elle les gênait. Ai n'était pas la bienvenue. N'avait jamais été la bienvenue. Non. Ils ne voulaient pas d'elle dans leur vie. Ils n'avaient jamais voulu d'elle. Elle était là, mais elle les dérangeait. Elle les dérangeait dans leur amour. Leur amour, terriblement présent. Partout, présent. Ils s'aimaient. Ils s'aimaient et ne vivaient que de ça. Elle ne parvenait pas à comprendre comment ils réussissaient à supporter leur amour. Il était étouffant. Peut-être même avait-il étouffé leurs esprits. Ils étaient toujours silencieux, toujours se regardant avec infinie précaution, toujours se souriant avec minutie, toujours s'effleurant avec tant de délicatesse. Comme s'ils craignaient de se briser. Comme s'ils craignaient que par un mouvement trop vif, leurs corps ne s'étiolent, comme un vase de porcelaine le ferait. C'était un amour terrible. Ils s'aimaient d'un amour terrible. Il n'était ni passionnel ni fougueux. Il était plat. Entièrement plat. Presque vide. Pourtant, ils ne vivaient que de ça. Elle ne le comprenait pas. C'était impossible à comprendre. Impossible à saisir. Ils étaient au-delà du lointain. Ils étaient absents. N'étaient que silhouettes nébuleuses.
Ce soir-là, Ai s'était levée. Elle avait rejoint sa chambre, nauséeuse de ce qu'elle venait de voir. Leur amour. Leur amour envahissait l'appartement. Et leurs sourires. Leurs si terribles sourires. Leurs pauvres sourires. Ils se souriant d'un air désolé. Oui, désolé. Elle le voyait ainsi. De pauvres sourires désolés. De faibles sourires. Comme s'il leur était difficile d'étirer leurs lèvres. Pourtant, ils souriaient toujours. Ils ne s'arrêtaient jamais. Et cette bienveillance, cette douceur, dans leurs yeux ! C'était écœurant. Ces êtres ne vivaient pas. Le monde n'existait pas pour eux. Ils ne croyaient qu'en eux. Qu'en leur amour. Ils ne voyaient que cela. Leurs corps n'étaient que brume. Ils étaient protégés par une bulle transparente, imperméable au monde, préservée des attaques extérieures. Rien ne pouvait atteindre cette bulle. Ils y étaient enfermés, pour toujours. Et cette bulle était un gaz issu de leur passion, qui véhiculait son aura partout où elle se déposait. Ils avaient cette réserve ancienne, comme si s'aimer était interdit, comme s'ils se cachaient, comme si chacun de leur geste ne devait pas être vu. Ainsi ce n'était qu'étreintes furtives et sourires maigres, regards presque éteints et effleurements secrets. Lorsqu'ils se parlaient, leurs mots n'étaient que murmures. Susurrements bas, inviolables.
Elle avait la nausée de tout leur amour. Leur amour, si faux. Il ne lui apparaissait qu'ainsi. Faux. Pourtant, ils y croyaient. Mais elle, Ai, n'y lisait qu'un vide, un vide infini. Un gouffre de vide. Leur amour n'était qu'un gouffre de vide. Et elle était née de ce gouffre de vide. Ils n'avaient jamais dû imaginer que leur amour ait pu donner vie à autre chose. Et quand ils s'étaient aperçus de la rondeur de Yue, il devait être déjà trop tard. Ai. Au monde, ils donnaient l'image d'une famille. Allant jusqu'à l'appeler Ai. Mais ce n'était que leur amour. Elle n'était pas le leur. Elle en était exclue. Elle était née de leur amour, mais elle n'avait aucun droit.
Tel était ce murmure. Ils étaient gênés de sa présence. Et c'était ce qu'elle sentait depuis toujours. Le malaise était leur malaise. Leur malaise de sa présence, de son existence. Peut-être n'avait-elle jusque Sora jamais eu le courage d'exister, parce qu'elle n'avait jamais réellement existé dans leurs esprits.
Ce soir-là, Ai était sortie. Elle avait fermé la porte de l'appartement et couru dans les rues de Tôkyô. Elle voulait de l'air. Elle avait besoin d'air. Respirer. Il fallait qu'elle respire. Elle s'était élancée dans la ville, perdue dans le parc Ueno, blottie au pied d'un arbre. Etait restée là, seule, tranquille, pendant peut-être deux heures ou bien trente minutes. Respirant. Ensuite, elle était rentrée et avait dormi. Et à partir de ce jour, elle avait rejeté le malaise. Elle se battait contre lui. Dehors, elle le savait : il ne la suivait pas, même si elle l'avait cru. Dehors, elle était libre. Alors, chez eux, elle ne cessait de respirer et elle ouvrait la fenêtre de sa chambre. Elle se plongeait dans des activités, indépendamment existait.

Yue et Masaie lui fêtaient son anniversaire. Lui offraient un cadeau. Parce qu'il ne fallait pas que le monde se doute qu'Ai n'était pas leur aimée, que c'était eux, qu'ils aimaient. Mais ses anniversaires aussi, avaient toujours été vides.
Aujourd'hui était son seizième anniversaire. Cette même année où elle avait compris l'origine du malaise. Ce jour, il neigeait. Ai aimait la neige, l'aimait peut-être démesurément, l'aimait. Rien ne l'émerveillait plus que de voir les flocons se répandre doucement sur le sol, s'accrocher aux vêtements et cheveux, blanchir le paysage, enchanter les enfants, et même les plus grands. Déposant sur chaque individu son enchantement lilial, son givre étoilé, diffusant en chacun une magie unique. Ce jour, Ai était heureuse. Elle l'eut toujours été si elle avait pu rester dehors. Mais il fallait qu'elle retourne à l'appartement.
Ses pas traçant dans la neige des marques transies, elle marchait lentement, retardant le moment où le murmure s'emparerait d'elle. Mais elle ouvrit la porte, et il l'accueillit. Elle alla au salon, et vit ses parents. L'un à côté de l'autre, se regardant timidement. Comme des inconnus, comme des statues de glace.

« Tadaima », pronnonça-t-elle platement.

Ils ne l'entendirent pas. Alors elle s'était avancée. A pas feutrés. Leurs têtes, dans un même mouvement, s'étaient orientées vers elle. Ils avaient eu ce sourire, leur si tragique sourire, ce sourire pauvre, maigre, presque inexistant, semblant tenir grâce à de très fins fils. Qui, bientôt, allaient se couper. Ils ne dirent rien. Restaient là, à lui sourire, bêtement. Puis Yue se leva. Masaie se redressa à son tour. Aussitôt, leurs mains se touchèrent. Comme s'ils avaient peur d'être séparés. Séparés, par qui, pourquoi, de quoi ? Elle n'allait pas les dissocier. Avec cette précaution qu'on aurait dite effarouchée, ils avançaient. Yue s'approcha d'Ai, comme un être sauvage que l'on découvre. Comme un orphelin dans la rue, engourdit par le froid, vêtu de haillons. Comme une créature étrangère, peut-être dangereuse. Elle avait étiré un peu plus ses lèvres, incliné légèrement sa tête. Masaie était arrivé à la hauteur de sa femme. Avait intensifié son regard. Incliné légèrement sa tête, du côté opposé à celle de Yue. Ainsi, leurs visages se rejoignaient. Leurs mains étaient entrelacées l'une dans l'autre. Mais, peu, très peu. Juste leurs mains croisées, posées l'une sur l'autre. Juste leurs doigts qui se touchaient, leurs paumes collées. Alors, ensemble, après s'être regardés et souri, ils avaient observé l'être en face d'eux, défaits leurs sourires, et avaient prononcé, terriblement, fatalement :

« O tanjôbi omedeto. »

Et sur leurs visages, il y avait eu cette expression si triste, cet accablement infini, cet air tant affligé, lorsqu'ils avaient formulé ces trois mots, articulés avec hésitation, fausse application, comme s'ils marchaient sur des œufs qu'il ne fallait pas casser. Oui, il y avait eu cette expression terrible de tristesse, et elle y était encore, vestige d'une douleur inexprimable, d'une douleur insondable, d'un sentiment énigmatique, inaccessible. Avec cette même lenteur, ils étaient allés, ensemble, prendre un modeste paquet dans la commode derrière elle, et Yue l'avait tendu vers Ai, dans ses mains tendu vers elle, et Ai l'avait pris, l'avait pris en inclinant faiblement sa tête. Comme pour remercier.
Mais leurs visages exprimaient encore ce mal insupportable, insupportable pour eux, insupportable à voir. C'était une douleur qui se propageait. Leurs cœurs étaient tant meurtris qu'ils exhalaient leur souffrance au-delà d'eux, la déportant sur tout ce qui se trouvait autour. Et Ai la voyait, Ai la recevait, dans sa totalité, dans sa totale agonie, et elle-même avait mal, mal de voir leur mal, leur si terrible mal, leur si affligeante douleur.
Les deux aimés avaient rejoint le canapé, leurs visages éplorés, abattus, accablés, miséreux, et s'étaient assis précautionneusement, pour se regarder, comme pour enfin se regarder, voir le visage de l'autre, et, oui, sourire, sourire de voir l'autre, sourire de ne plus voir que l'autre, sourire d'être ensemble, infiniment soulagés d'être ensemble, consolés par leur commune condition, par leur commune présence, par leur commune existence, par leur commun amour, leur amour si vide, si pauvre, si triste.
Etrangère en ce monde, Ai avait rejoint sa chambre, son modeste paquet dans les mains, et elle avait haï. Haï leur mal, haï leurs visages, haï leur expression, haï leurs sourires, haï leur existence, haï leur amour, haï leur pauvreté, haï leurs âmes. Ecœurée par leurs figures, elle s'était dit, ce jour-là, que plus jamais, non, plus jamais, on ne lui souhaiterait son anniversaire. Plus jamais.
Plus jamais revoir leurs visages, plus jamais revoir leurs sourires, plus jamais revoir leur tristesse, plus jamais revoir leur douleur, plus jamais revoir leur accablement, plus jamais revoir leur amour, plus jamais revoir leur vide, plus jamais revoir leur mal, plus jamais revoir leur inexplicable, leur inexistante, présence. Plus jamais.
Ce jour-là, Ai n'avait pas ouvert son cadeau. Ce jour-là, Sora avait été le seul et dernier à l'avoir fait sourire en ce jour d'anniversaire. Le matin, il lui avait donné rendez-vous au parc Ueno, et avait fêté son anniversaire. Il lui avait offert un carnet, un beau carnet, pour qu'elle écrive, pour qu'elle soit libre, pour qu'elle s'évade, avait-il dit. Ce jour-là, Sora avait été le seul et dernier à fêter son anniversaire. Plus jamais, désormais. Plus jamais, à présent. Elle ne voulait plus. Leurs visages douloureux, elle n'en voulait plus.
Dômô arigatô, Sora.

Chihiro n'avait jamais vraiment été son ami, il avait raison. Mais Chihiro avait aussi été manipulé. Manipulé par les camarades de leur classe, pour qu'il se retourne contre elle. Et les autres avaient réussi. Ils avaient inculqué en son esprit qu'Ai n'était pas sincère, ne l'avait jamais été, qu'elle ne faisait que profiter de lui, lui et tout le monde, ils le savaient bien, avant lui, elle avait profité d'eux, cette sale pauvre. Ils le lui avaient dit, ils avaient inventé des histoires, ils l'avaient détourné d'Ai. Ils n'avaient jamais aimé Ai, parce qu'Ai était solitaire. Solitaire et lointaine. Et ils n'aimaient pas cette différence. Et Chihiro avait plongé, entièrement, dans le gouffre nauséabond. Hitoshi ne lui en voulait pas. N'en voulait pas aux autres non plus. Ni même de ce qu'ils lui avaient fait subir. Ce n'était rien. Elle n'était pas à plaindre. D'autres supportaient pire qu'elle. Elle le savait.
Chihiro, non, n'avait jamais été un ami, un véritable ami. C'est en entrant à Hishigawa que la jeune fille le comprit. Elle rencontra en cette école Ren Inoue. Ren Inoue, avec qui elle lia une forte amitié. Ren Inoue, qui devint son meilleur ami. Et c'est avec cette amitié qu'elle réalisa que Chihiro et elle n'avaient été que de simples camarades de jeux, pour passer le temps.
Sora était parti. Elle ne savait pas pourquoi. Mais il était venu la voir un jour, et lui avait dit qu'il devait partir. Elle n'avait pas posé de question. Le jeune homme ne lui aurait pas répondu.

« Promets-moi de rire et sourire, promets-moi d'être joyeuse et heureuse, promets-moi de vivre, promets-moi de te défendre, de ne pas te laisser faire, et de toujours marcher la tête haute, Ai.
— Je te le promets, Sora, avait-elle dit, légèrement tremblante, face à l'imminence de son départ.
— Et, n'oublie pas : si tu es triste, parle au ciel. Je suis et serai avec toi, pour toi, éternellement. Je te protègerai où que tu sois. A n'importe quel moment je serai là pour toi. Je suis le ciel, et le ciel t'entoure et te protège, Ai. »

Elle avait souri. Sora, ce protecteur, ce grand-frère, allait partir. Il lui avait toujours dit que le ciel était lui, et qu'ainsi il l'aiderait, n'importe quand. Il le lui disait toujours après qu'il l'ait réconfortée, quand elle devait partir, si elle n'allait pas bien.
Et Sora était parti. De son air nonchalant et indifférent, il était parti. Quant à Ai, elle avait intégré Hishigawa l'année de ses dix-sept ans, ne supportant plus les camarades de son lycée. Et, surtout, Ai voulait le meilleur pour concrétiser son rêve. Hôtesse de l'air. Tout comme elle avait compris l'origine du malaise, ça lui était apparut, un jour, subitement. Hôtesse de l'air. Elle deviendrait hôtesse de l'air. C'était un endroit rassurant, le ciel. Il n'y avait pas le murmure, il y avait l'air. Elle était au plus près du ciel, ainsi. Au plus près de Sora, également ? Et puis, aider les passagers, rassurer les enfants, cela lui plaisait.
Pour intégrer Hishigawa, Ai avait beaucoup travaillé, encore plus qu'avant, et s'était également trouvé un emploi dans un restaurant français, qui lui a permis de s'acheter un appartement à Shibuya. C'était un soulagement pour elle d'avoir cet appartement, et aussi pour Yue et Masaie. La famille allait pouvoir vivre en paix.
Parce qu'elle avait promis à Sora, Ai avait décidé de rejeter tout murmure. Le changement d'école était une première étape. L'appartement une seconde. Et, surtout, Ai vivait. Désormais libre, elle profitait de chaque instant, était joyeuse et vive, et rien n'écorchait cette nouvelle joie de vivre. Qu'importaient les Daï et Naoko, elle ne faisait pas cas d'eux. Les ignorer était le mieux à faire pour être sereine. C'était ce qu'elle pensait.
Elle avait dit qu'elle serait heureuse, et elle le serait.



Mes Amis, mes Amours, mes Emmerdes ♫



Akiko Yohama
Elles se sont rencontrées lors d'une soirée, et de suite la jeune femme a adoré Akiko même si elle a une histoire compliquée, elle l'adore, autant qu'elle adore son couple, qu'elle qualifie de mignon.


Ren Inoue | Ryusuke Inoue
Ren, son meilleur ami, celui qu'elle traîne en boîte, dans les bars... Elle connaît sa vie en long en large et en travers, et de ce fait, connaît aussi Ryusuke Inoue.


Seto Yamato
Elle a rencontré cet homme un soir en boîte, à moitié ivre, elle se souvient avoir longuement dansé et parlé avec mais elle a oublié le reste. Quel ne fut pas son choc en se rendant compte qu'il s'agit de Seto Yamato, un élève d'Hishigawa, et ni plus ni moins que le frère d'Akira.


Et dans ta vie ?

» Prénom ou Pseudo : Syrya M'Anril ; Eterklis.
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Shizuka Takeda
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MessageSujet: Re: Ai Hitoshi. [Fiche complète.]   Mar 30 Nov - 21:47

Bienvenue sur le forum =D

J'aurais vu une Ai un peu plus fofolle mais ca me va, je valide x)

N'hésites pas a faire tes fiches, demandes de liens/RP/Habitations, et a demander des RP ou même a passer dans le flood x)

••••


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MessageSujet: Re: Ai Hitoshi. [Fiche complète.]   Mer 1 Déc - 6:35

*O* Je suis fan de ta fiche ♥
C'est vraiment agréable de te lire, je trouve *-*

Amuse toi bien ♥
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MessageSujet: Re: Ai Hitoshi. [Fiche complète.]   Mer 1 Déc - 10:27

Ai oo
Très jolie fiche, j'aime beaucoup.
Bienvenue parmi nous mademoiselle!
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MessageSujet: Re: Ai Hitoshi. [Fiche complète.]   Mer 1 Déc - 12:07

Merci ! *o*

En fait, je ne suis pas habituée aux personnages joyeux et expansifs, mais je voulais justement changer de ces caractères froids et distants, et Ai m'a plu. Mais, je pense la faire plus gamine en RP. Ou plus joyeuse. Ou les deux. Enfin plus. Mais pour les « bases », je préférais lui laisser une part de calme, pour moi-même. ^^" *se comprend*
Doh, oui ! Pour l'habitation, j'ai vu qu'il y avait une collocation avec "Ai Hitoshi"... C'est elle, je suppose ? Je dois refaire une demande ou je la laisse en collocation ?

Merci, Kazia et Tenkô ! *.*
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Shizuka Takeda
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MessageSujet: Re: Ai Hitoshi. [Fiche complète.]   Mer 1 Déc - 13:23

Bah, c'était ma colocataire, donc a toi de voir x)

Je vais te mettre dans ton groupe de suite Smile

••••


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MessageSujet: Re: Ai Hitoshi. [Fiche complète.]   Mer 1 Déc - 13:25

Je veux bien la laisser, si tu veux bien aussi. ^w^

Mercii ! \o/

(Bon, zou. Faut que j'aille faire mes devoirs. >w<)

Bonne journée ! =3
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Shizuka Takeda
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MessageSujet: Re: Ai Hitoshi. [Fiche complète.]   Mer 1 Déc - 14:04

Oki, on reste colocataires alors x)

Fighting!

••••


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MessageSujet: Re: Ai Hitoshi. [Fiche complète.]   Ven 11 Fév - 14:29

Bienvenue en retard vraiment désolé impardonnable =)
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MessageSujet: Re: Ai Hitoshi. [Fiche complète.]   

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Ai Hitoshi. [Fiche complète.]
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